Se rendre au contenu

Troisième jour

30 septembre 2026 par
Idée Collège

Ce matin, Frédéric a dû réveiller quelques dormeurs, et Sandrine aussi du côté des filles. La pluie, légère, tombait comme un rappel que le ciel a parfois ses humeurs. Mais elle n’a rien gâché : elle a simplement accompagné le petit‑déjeuner, comme une musique discrète en arrière‑plan.

Pour rester à l’abri, Sylvie a proposé un atelier sur les forces, celles qu’on porte en soi, celles qu’on devine chez les autres, celles qu’on croit parfois être des défauts mais qui, vues autrement, deviennent des appuis. Un moment doux, presque intime, où chacun s’est surpris à se découvrir un peu.

Nous avons avancé l’heure du déjeuner pour pouvoir prendre plusieurs bus vers Saint‑Marc‑sur‑Mer. 

Le trajet nous a menés par les rues du bourg, jusqu’à l’emblématique Hôtel de la Plage, décor du film Les Vacances de Monsieur Hulot. Sur le ponton, la statue de Monsieur Hulot scrutait la mer, immobile et pourtant pleine de vie. Nous nous sommes arrêtés là, autour de lui, pour poser, sourire, et garder une trace de cet instant suspendu.



Très vite, les plus téméraires se sont jetés à l’eau, attirés par les vagues comme par une promesse de liberté. Ils ont été rejoints par d’autres, heureux de se laisser secouer par les lames qui les ramenaient vers le rivage. L’agitation de la mer était telle que Frédéric s’est mêlé aux intrépides, pour partager leur joie et veiller sur leur élan.


D’autres ont préféré capturer le moment, appareil en main, cherchant l’angle qui raconte mieux que les mots.


Pour rentrer sur La Baule, nous avons emprunté le chemin côtier. Un chemin pittoresque, presque magique, qui dévoile des paysages à couper le souffle : des arbres sculptés par le vent, des tonnelles végétales, une plage au sable orangé qui semblait sortie d’un autre monde. Nous avons marché, simplement, en laissant la beauté faire son travail.

Nous sommes arrivés à l’hôtel juste à temps pour le dîner. Après avoir mangé, une douche bien méritée a remis chacun dans son calme. Puis nous sommes redescendus pour un atelier macramé, un moment où les mains travaillent et où l’esprit se repose.



À 22h, extinction des feux. Les yeux se ferment, et la journée se range doucement dans la mémoire, avec ses éclats de lumière et ses petits miracles.

Partager cet article
Archive

Lire suivant
deuxième jour