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Second jour de la Classe de Neige 2026

22 mars 2026 par
Idée Collège

Ce matin, le jour n’avait pas encore vraiment pris possession des montagnes lorsque Frédéric et Alexandre ont frappé doucement aux portes, réveillant chacun d’entre nous entre 7h45 et 8h. Dans les chambres encore tièdes de la nuit, les voix se sont mêlées aux premiers éclats de rire, comme si l’air lui‑même savait que la journée serait pleine de promesses.


Après un petit déjeuner réconfortant, nous avons préparé nos pique‑niques, gestes simples mais chargés d’une excitation discrète : celle de partir, enfin, vers les pistes. Puis vint le moment de s’équiper, de serrer les chaussures, d’ajuster les casques, de sentir le poids familier des skis sur l’épaule. À 9h37, la navette nous a emportés vers le Grand Massif, comme un souffle qui nous tirait doucement vers l’altitude.


Avant de monter dans le télécabine, Frédéric et Alexandre sont allés récupérer les forfaits. Un geste presque symbolique : le passage vers un autre monde. Là‑haut, le groupe s’est scindé en trois, chacun prenant la direction qui lui correspondait, comme autant de chemins vers une même aventure.

Raphaël a guidé Lino, Clément et Robin. Alexandre a pris sous son aile Lucio, Gaspard et Cassandre. Frédéric et Sandrine ont accompagné le reste du groupe — Aline, Emma, Camille, Lyse, Sarah, Gabrielle, Liam, Tom, Arthur, Edem, Matthew et Abdallah — pour apprivoiser la glisse ou retrouver les sensations oubliées sur les pistes « Château » et « Babuches ».


À midi, les trois groupes se sont retrouvés dans la salle hors sac. Un moment suspendu, où les visages rougis par le froid se sont détendus autour des pique‑niques, comme si chacun reprenait son souffle avant la suite.

L’après‑midi, Aline, Arthur et Calixte ont rejoint le groupe d’Alexandre, tandis que celui de Frédéric poursuivait sa progression. Les élèves ont enchaîné les pistes vertes, puis trois descentes de la « Lesière », parfois plongée dans un nuage épais qui effaçait presque le monde autour d’eux. Les progrès étaient si nets que Frédéric a décidé de les emmener sur la « Demoiselle », puis sur la bleue « Écureuil », avant de s’attaquer à l’« Oratoire ». Une montée en confiance, presque palpable.

Le groupe d’Alexandre, lui, a reçu un renfort inattendu : Yann, ancien élève du collège, et son père, venus partager cette journée comme on partage un souvenir qui continue de vivre. Ensemble, ils ont glissé sur la « Dahu », découvrant un domaine recouvert d’une poudreuse fraîche, douce comme une invitation. Quelques chutes, beaucoup de rires, et cette sensation unique d’être exactement à sa place.


Intrigués par la « Forêt Myztérieuse de ZiziPanpan », ils s’y sont aventurés, traçant leurs propres lignes entre les arbres, comme si chacun cherchait à inscrire un fragment de lui‑même dans la neige.

Lorsque la météo s’est éclaircie, le groupe élargi a exploré « Silice », « Dolomie », puis la « Portet », avant de remonter vers la « Tête des Saix ». Les progrès étaient si évidents qu’ils ont décidé, presque naturellement, de se lancer sur leur première piste rouge : « Marmotte ». Une prouesse, un moment de fierté partagé, un de ceux qui restent longtemps dans la mémoire. Ils l’ont même redescendue avec le groupe des Confirmés, comme pour sceller cette réussite.


Le groupe de Raphaël, de son côté, a enchaîné les rouges — « Marmotte », « Chamois », « Truffe » — avec une aisance qui témoignait de leur plaisir à se dépasser. La journée s’est achevée sur la « Dolomie » puis, une dernière fois, sur la fidèle « Marmotte ».

De retour au chalet, la navette nous a déposés devant la chaleur familière du Bérouze. Un goûter, quelques éclats de voix, puis la piscine : pour certains, une douce détente ; pour d’autres, l’occasion de multiplier bombes et saltos dans un enthousiasme contagieux.

Le dîner — soupe de légumes, lasagnes, salade, éclair au chocolat — a ramené tout le monde à table, apaisé et affamé. La soirée s’est terminée par trois parties d’Undercover, où les rires ont rivalisé avec les stratégies les plus improbables.

À 22h30, les lumières se sont éteintes. Dans le silence retrouvé, chacun a dû sentir, au fond de lui, que cette journée resterait comme un petit trésor, un souvenir lumineux au cœur de l’hiver.

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