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cinquième jour

2 octobre 2026 par
Idée Collège

Le soleil s'est levé une dernière fois sur l'océan, comme s'il voulait retenir encore un peu le temps entre ses doigts de lumière.

Dans la chambre de Paul, le vent a décidé de s'inviter plus généreusement qu'à l'habitude, bousculant au passage quelques rêves encore accrochés à la nuit. 

Mais personne ne s'est laissé distraire bien longtemps. L'appel des viennoiseries était plus fort, et chacun a rejoint la salle du petit-déjeuner avec l'appétit joyeux des derniers matins de séjour.

Puis est venu ce moment un peu particulier où les chambres retrouvent peu à peu leur silence. Les valises se remplissent de vêtements, mais aussi de souvenirs. Les draps sont retirés, les affaires rangées. Chacun efface doucement les traces de son passage tout en gardant précieusement en lui celles que le séjour a laissées.

Alors seulement, nous avons pris le chemin de la plage.

Face à la mer, Sylvie a animé une séance de yoga-stretching. Les corps s'étiraient sous le ciel marin tandis que les regards se perdaient parfois vers l'horizon. Puis Sandrine et Joscia ont lancé un défi créatif : réaliser, par équipe, un logo d'IDÉE Collège en utilisant tout ce que la plage pouvait offrir.

Le sable, les coquillages, les algues, les galets et les morceaux de bois flotté sont devenus matière à imaginer, construire et créer ensemble. Derrière l'exercice se dessinaient bien plus que des logos : la cohésion d'équipe, l'écoute, la répartition des rôles, la créativité et le regard singulier de chacun. 

Trois œuvres ont vu le jour, toutes différentes, toutes remarquables. Si bien qu'aucun verdict n'a pu être rendu. La beauté avait choisi plusieurs visages.

Puis l'heure du départ s'est approchée.

Un dernier passage à la Villa Bettina. Une dernière photo. Quelques sourires un peu plus longs que les autres. Quelques regards qui voudraient ralentir les aiguilles du temps.

Nous avons ensuite rejoint l'arrêt du bus Sarcelles qui nous a conduits vers la gare de La Baule-Escoublac.

Le pique-nique partagé dans les jardins voisins de la gare a offert une ultime parenthèse. Sous l'attention bienveillante de Raphaël et de Sandrine, certains en ont profité pour effectuer leurs derniers achats dans les rues de la ville, comme pour emporter encore un fragment de cette semaine au bord de l'océan.

À 14 h 07, le train s'est élancé vers Paris-Montparnasse.

Très vite, le wagon a retrouvé l'ambiance familière du groupe. Des petits cercles se sont formés naturellement. Ici, on lisait quelques pages d'un livre. Là, on partageait un jeu. Plus loin, les conversations s'étiraient au rythme du voyage. Chacun occupait ces dernières heures à sa manière, tandis que défilaient derrière les vitres les paysages de l'Ouest.

À notre arrivée à Montparnasse, Sandrine et Joscia nous ont quittés pour rejoindre leur train de banlieue. Les séparations étaient brèves, ponctuées de sourires et de remerciements. Nous avons alors poursuivi notre route en Transilien jusqu'à Villiers.

Sur le quai, les familles attendaient déjà. L'impatience des retrouvailles illuminait les visages. Les embrassades, les récits qui débordent avant même d'être racontés, les sourires soulagés et heureux donnaient au voyage son dernier et plus beau chapitre.

Cette aventure se termine aujourd'hui, mais elle continuera encore un peu dans nos mémoires.

Lundi, nous nous retrouverons à nouveau pour revivre ensemble ces instants partagés, mettre des mots sur les souvenirs, rire encore de certaines anecdotes et mesurer tout ce que cette semaine nous aura apporté.

Car si les séjours ont une fin, les liens qu'ils tissent, eux, poursuivent souvent leur chemin bien au-delà du retour.


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